• J'ai découvert la randonnée pédestre en 2007. Depuis lors je cherche de nouveaux endroits au Québec. L’information abonde pour ce qui est du nord-est américain mais il y en a très peu sur le Québec d’où l’idée de ce blog.
    J’ose espérer, et ce sans prétention, que vous trouverez ici l’information nécessaire à vos futures randonnées.
    Bonne randos à toutes et tous.

    D’où viens le nom de "Mononcle".

    En 2009 j’allais souvent randonner avec un de mes neveux. Comme une chèvre de montagne, il courrait devant moi sur les sentiers. Régulièrement il se tournait vers moi en me demandant ; "Ça va Mononcle?"

    Et voila.

    Salut Ti-Cul

  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 273 autres abonnés

La véloroute des bleuets

Date: 20, 21 & 22 septembre 2012

Endroit: Lac St-Jean

Ça fait déjà un bon bout de temps que j’entends parler de cette véloroute. Mon défunt père m’en parlait à ces débuts. Il aurait bien aimé y aller mais il n’en aura pas eu la chance. Nous sommes donc allés, Lulu et moi, en pensant à lui.

Cette boucle de 265 km devait, à la demande de Lucie, être faite en quatre jours. Tout d’abord il a fallu faire pas mal de recherches. Les informations sur le site de la véloroute sont plutôt vagues. Sur différents forums et même selon les dires d’un ami de Lucie (merci Daniel), il était mieux de la faire en sens inverse des aiguilles d’une montre. La brochure indiquant le contraire, toutes les cartes se retrouvaient mélangées pour nous. J’ai réussi à trouver quelques tracés GPS avec lesquels j’ai pu faire une ébauche de tracé sur une carte routable pour les pistes cyclables. Fébriles par l’approche du départ, mercredi soir nous avons tout revérifié notre équipement. Comme la météo nous promettait tout un cocktail, nous en amenions plus que moins. Comme on prévoyait du soleil, de la pluie, du vent et du froid, il fallait être paré à toute éventualité.

Jour 1 :

Ce matin nous partons à 6:00 de Laval en direction de Chambord, point de départ de notre randonnée. Le voyage se fait bien. Il fait beau et la nouvelle route qui contourne La Tuque est superbe. Rendu à Chambord, avec une bonne heure d’avance, nous nous dirigeons vers la mairie ou nous pouvons laisser la voiture pour les quatre jours. À 11:15 c’est le départ. Notre première destination est Alma. Une amie de Lucie nous avait gentiment invités pour notre première nuit. Dès le départ, on voit que la piste est relativement bien indiquée mais il faut demeurer vigilent pour ne pas manquer un détour ou un changement de voie. Un nouveau tronçon, juste après la halte routière, nous amène vers un joli point de vue sur le lac. Cette première bonne montée m’a montré que les cotes ne seraient pas faciles avec tout le matériel sur mon vélo.

Cette première section de 55 km est probablement la plus jolie. On y longe le lac sur de longues parties mais, malheureusement, nous sommes presque toujours en dehors des villages. De belles haltes sont aménagées à plusieurs endroits avec des tables à pique-nique et même, à certains endroits, des points d’eau pour se ravitailler. Au centre touristique de La Dam en Terre, des travaux semblent avoir déplacé la piste. En regardant la carte, nous décidons de prendre la piste municipale vers le centre-ville. À 16:30 nous arrivons finalement chez Christine.

Tracé GPS de la journée.

Jour 2 :

Ce matin une question se pose. Comme il pleut et que la météo prévoit ce temps pour deux jours, nous devons décider ici si nous continuons ou si nous retournons vers Chambord. Suite au petit déjeuné, nous avons donc revêtu nous habits de pluie et recouvert les sacoches pour continuer notre route.

À 9:00 c’est un départ pour Ste-Monique ou nous devons passer notre prochaine nuit. Avec l’aide du GPS, nous retrouvons assez facilement la piste cyclable. Au bureau de La Véloroute j’ai essayé d’avoir une carte plus détaillée mais en vain. C’est au bureau touriste voisin que j’ai pu trouver une carte beaucoup détaillée de toute la piste au tour du lac. Malgré la fine pluie intermittente, nous roulons à bon train. Parfois sur la route, parfois dans le bois le décor est assez joli. La traversée du Parc National de Pointe Taillons est assez ordinaire. Nous longeons le lac sur une route en poussière de pierres. Juste avant d’arriver à Ste-Monique une surprise nous attendait. 500 mètres de piste cyclable bâti sur pilotis. J’ose à peine imaginer le travail pour construire ce tronçon sur la berge au pied de la colline. À 12:45 nous arrivons à l’endroit ou nous devions passer la nuit. Comme Lucie s’était soit sous estimée ou avait trop joué de prudence, notre plan de quatre jours venait de prendre le champ. Après avoir diné dans le seul resto du village, nous avons repris notre route. À partir d’ici nous roulons sur la 169. Mis à part quelques exceptions, le paysage est pas mal moins bucolique. Nous nous sommes donc rendus à Dolbeau-Mistassini ou les indications font vraiment pitiés. Il me semble qu’ils devraient faire un effort pour indiquer les hôtels à partir de la piste. Rendu dans le secteur de Dolbeau nous avons décidés que quitter la piste pour aller vers le village ou nous avons finalement trouvé notre petit nid pour la nuit. Le Motel Dolbeau, un petit hôtel bien ordinaire qui doit encore attendre sa première étoile. Nous avons eu une chambre suffisamment grande pour y entrer nos vélos. Après la p’tite frette, nous sommes allé souper chez Mike’s qui était voisin du motel.

Tracé GPS de la journée.

Jour 3 :

Après une bonne nuit de sommeil, dans mon cas, nous sommes allés déjeuner. Lucie m’a raconté qu’elle n’avait presque pas dormi à cause d’une voisine, saoule, qui a fait du grabuge une partie de la nuit.

C’est encore sous une fine pluie que nous avons repris la route à 8:00. Comme il ne restait qu’une centaine de kilomètres, Lucie se doutait bien que je voudrais finir le tour aujourd’hui. C’est avec un bon vent de face que nous avons roulé vers Normandin. Un long faux-plat encore sur la grande route. Petite pause au village, estimation de la distance à faire et nous repartons vers St-Félicien. À peine sortis du village, je fais une crevaison. C’est donc en plein milieu de nulle part et au grand vent que je répare le tout. N’ayant qu’une petite pompe à main, c’est avec un pneu mou que je me rendis à St-Félicien. Au centre-ville nous avons croisé un magasin de sport ou j’ai pu souffler mon pneu à la bonne pression et acheter un autre tube au cas ou. Vers midi trente nous avons trouvé, à la sortie du village, un gentil petit resto ou nous avons très bien mangé (trop). À 13:30 nous reprîmes la route. Cette partie s’éloigne de la route en nous rapprochant du lac. À Mashteuiatsh (Pointe-Bleu), une halte se trouve au bord du lac. Le vent était si fort qu’on se serait cru au bord de la mer. Les vagues tapaient le muret  pour arroser la promenade. La route vers Roberval se fait aussi loin de la route. Suite à un petit crochet par le village historique de Val-Jalbert, le reste se fera par la grande route. À peine deux kilomètres avant l’auto, en pleine montée, je fais une deuxième crevaison. Encore au bord de la route et au grand vent, je répare le tout pour finalement arriver à l’auto à 17:15 bien content.

Après s’être changés, remis les vélos sur l’auto en prenant une p’tite tiède, nous avons repris la route pour Laval en arrêtant souper à Shawinigan.

Tracé GPS de la journée.

En résumé :

Même si les informations manquent, c’est un très beau voyage à faire. Les gens sont accueillants et sympathiques et les automobilistes sont très courtois envers les cyclistes. Les différentes instances touristiques auraient tout à gagner, selon moi, à unir leurs forces pour développer le cyclotourisme dans cette région. Les chambres de commerces pourraient, elles aussi, aider au développement en indiquant les commerces utiles aux cyclistes. Aux intersections ils pourraient mettre un panneau avec les campings, restos, motels et ateliers de vélo pour ce secteur. Tout le monde y gagnerait.

Pour finir, un gros bravo à ma Lulu qui a fait ses deux premiers 100 km journalier.

 

Bonnes randos

Mononcle.

 

Tous les hommes pensent que le bonheur réside au sommet de la montagne alors qu’il se trouve dans la façon de la gravir! (Confucius)

 

Voir les photos.

 

Une Réponse

  1. GROS MERCI! pour cette belle visite et du témoignage!!Bonne journée à vous deux!A+ Rachel Date: Sun, 30 Sep 2012 11:40:20 +0000 To: rachel-primeau@hotmail.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :